Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 18:09

Nous revoici en été, période tant attendu par tous pour prendre un repos bien mérité. Certain préféreront les campagnes et jouir de l’aire pure d’un environnement saint. D’autres ont mis les grands moyens pour parcourir le bout du monde et les autres iront se pavaner sur les plages et profiter du cocktail baignade, bronzage, sable fin. Pas de doute, les vacances sont un excellent moyen de décompression et un très bon remède pour retrouver la force d’attaquer l’année à venir.

Pour ma part je reste à la maison. Non pas que mes aventures lors de mes dernières vacances relatées ici même m’ont fait prendre cette décision, mais simplement que des travaux de rénovations de mon cher intérieur ont englouti la totalité de mon budget vacance.

Avant l’été le printemps et c’est pendant les beaux jours d’avril que je décide de réaménager mon chez moi. Apres un grand débarras des vieillerie qui hantaient ma demeure et les travaux peinture /papier peint terminés, je constate qu’il manque la touche final, soit une décoration bien choisi qui, à défaut de vacance, me redonneront la pêche pour poursuivre cette année 2011.

A l’heure où j’écris ces lignes nous sommes en plein été, un été froid, pluvieux, maussade et triste, à l’image de la découverte que j’ai faite il y a quelques mois.

Revenons donc au printemps, je commence par faire le tour des boutiques pour trouver ce qui ira bien avec mon nouvel intérieur. Le choix est assez large est j’avoue être plus attiré par les objet de style ancien. Ainsi prospectant de boutique en boutique, la chance finit par me sourire. Je tombe sur une enseigne spécialisé sur les décorations à des prix plus que cassé. Et pour cause, ils ferment définitivement leurs portes dans quelques jours. Le magasin est sur deux étages avec des miroirs, des vases et poteries, toutes sortes de fontaine d’intérieurs et de bibelot à l’entrée et en bas se trouvent l’aspect utile soit le linge de maison et la vaisselle. Je fais une première razzia par l’utile et je ressors les bras chargé pour une poigné d’euros. Le temps de rentrer chez moi et commencer a trier tout ça je me rend compte qu’il est déjà tard et que le magasin est sûrement fermé. Pas grave je reviendrais demain pour le reste.

Quelle surprise de découvrir le lendemain après-midi la boutique quasiment vide. Seul des restes d’articles jonchent sur le sol et les étagères, on est bien loin de la quantité disponible il y a à peine douze heures. Le vendeur m’explique que de nombreuses personnes sont venu le matin dès l’ouverture et ont quasiment tout dévalisé. D’ailleurs, il est probable que le magasin ferme définitivement plus tôt, soit en fin de journée. J’aurais du le prévoir et je tente de me consoler avec ce que ces braves gens ont bien voulu me laisser. J’ai le privilège d’être leur dernier client et comme pour soulager ma tristesse, le vendeur me dit qu’on pourrait s’arranger pour la note. Pendant qu’il descend à l’étage en dessous, je tourne dans les maigres rayons en piochant ça et là des articles plus que bradé quand il me semble entendre un chuchotement d’enfant juste à coté de moi. Je tends l’oreille et, c’est comme un enfant qui se serait blessé et qui parle en pleurant. Je m’approche des étagères et remarque que l’espace est trop restreint pour qu’un enfant s’y cache, et puis le magasins étant vide c’est possible que ce soit l’écho d’un enfant au dehors. Avant de me relever je remarque un objet coincé entre les murs, couvert de poussière. Ma curiosité étant plus forte je tente de l’attraper quand le vendeur refait surface. « Vous avez perdu quelque chose ? » me demande t-il, ce qui est une manière élégante de me demander ce que je suis en train de faire. Pendant que je lui explique j’extrait l’objet en question, il s’agit d’une toile usée par le temps qui éveille même la curiosité du vendeur. A ma grande surprise celle-ci représente le portrait d’un enfant en train de pleurer. Mon instinct se réveilla, ça faisait longtemps.

 

Le vendeur s’empresse de me la prendre des mains et s’en va pianoter sur son ordinateur. Cette toile ne figure pas dans son stock, ça doit être quelque chose qui a été perdu depuis longtemps, peut être même bien avant l’ouverture du magasin car il ne se souvient pas avoir ce genre d’article dans ses rayons. Je vois le vendeur qui jette la toile près de lui et avant de  poursuivre son travail, je lui présente mes articles. La toile est juste à ses pieds, je vais tenter une négociation. Je lui rappelle sa promesse de me faire un prix et vu le peu de choses que j’ai pris, je lui demande carrément de me céder le tableau. Il hésite un instant, mais je lui rappelle qu’il ne fait pas partie du stock donc impossible à mettre un prix dessus et de toute façon le magasin ferme, il a de grande chance de finir à la poubelle. Le vendeur saisit le tableau et le fixe un instant sans réagir puis il me dit «  de toute façon, il me met mal à l’aise » et me le tend. Finalement, je pense avoir bien fait d’être venu le dernier.

 

De retour à la maison, je m’empresse de déposer mes achats sans même les regarder, ce qui m’intéresse c’est ce tableau couvert de poussière. J’attrape un chiffon doux et délicatement tente de lui rendre son éclat d’antan. Peut être suis-je en présence d’une pièce unique qui coûte une petite fortune ? C’est amusant comme l’appât du gain rode toujours dans notre esprit dans ce genre de situation.

Finalement je réussis ma mission et le tableau n’est pas abîmé, quelque soit le temps passé derrière son mur, il a été bien conservé.

Aucune date, peut être une signature. C’est un portrait d’un garçon de six ou sept ans, de face portant une veste noire et un t-shirt rouge. Ce ne sont pas des vêtements de notre époque mais peut être des années 50 ou 60. Il a une petite bouille et des cheveux châtains en bataille. De ses grands yeux clairs coulent des larmes qui glissent sur ses joues dans une expression remplie de tristesse. 

 

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Je n’avais jamais vu pareille toile auparavant. Je me mets alors à le fixer pendant un long moment, comme si j’attendais que cet enfant me raconte son histoire quand la sonnette me tire de ma rêverie. C’est ma voisine qui est venu voire où j’en était avec mes réaménagements. Je lui fais le tour du propriétaire et je lui montre ce que j’ai acheté, un avis féminin n’est pas négligeable. Mais je me rends compte que son regard ne cesse de se tourner vers le sol, là où j’ai posé ma toile. Sans tourner autour du pot je lui demande ce qu’elle en pense. Son regard est le même que celui du vendeur, entre fascination et répulsion, crainte et attrait, puis un sentiment d'étrangeté s'installe et le fait qu’elle dise exactement la même remarque que lui ne m’étonne guère. Pourquoi ce tableau met mal à l’aise tout le monde sauf moi ?

 

Un frisson brusque s’empare de tout son corps à tel point qu’elle lâche la toile au sol et s’en va presque aussitôt. « Tu devrais t’en débarrasser » me dit elle avant de retourner chez elle. Heureusement, la toile n’est pas abîmée mais je remarque une partie effritée tout en haut. En grattant légèrement de mon doigt j’aperçoit un dessin juste en dessous, d’un rouge vif. Je n’ose allé plus loin, pour le moment faut que j’identifie le créateur de cette toile et après quelques recherches et en déchiffrant  le nom a moitié effacé, il s’agit de Giovanni Bragolin, alias Bruno Amadio. J’apprend avec stupéfaction que cet auteur aux pseudo multiples ait crée toute une série de tableau appelé « le garçon en pleurs » représentant des jeunes garçons ou filles les joues pleines de larmes. Je parcours les différents portraits quand je fus frappé par celui d’une petite fille, celui là je l’ai déjà vu quelque part. Mais où ? Je fais un agrandissement de l’image et m’empresse de l’imprimé, oui ce tableau me parle. Voila une énigme qui va me prendre toute mon attention tant que je ne l’aurais pas résolu.

Je prend une loupe pour en voir les détails et mis à part la signature de l’auteur je ne vois pas de date. En revanche sur la bas de l’image il semble qu’il figure une série de lettre que je fini par identifié comme étant un « h », puis un « A », un « r » un autre « a » puis un « s ». Cette suite ne me dit rien, j’en prends note quand une odeur retient mon attention. Une odeur des premiers jours, de bébé et leur odeur de lait. Pas de doute et c’est de plus en plus prenant, recouvrant toute ma maison. Ça me rappelle les jumeaux nés dans ma famille il y a quelques années et il est clair que je ne me trompe pas quand de senteur agréable, elle se transforme subitement en odeur de pourrissement qui m’agresse au plus profond de mes narines au point d’en avoir un haut le cœur. Je cours ouvrir la fenêtre et les odeurs disparaissent. 

Dehors le temps est clair et chaud, je reste un moment ainsi, évasif pensant qu’il y a vraiment une énigme à éclaircir autour de ce tableau. Mon intuition « surnaturelle » est suffisamment aiguisée maintenant pour m’en rendre compte.

 

Je pose ma toile dans mon salon, il faut que je retrouve l’autre peinture, celle de la petite fille, peut être sont elles liés ? Ce n’est peut être pas un hasard si ses deux tableaux ont croisé mon chemin, j’en tiens déjà un il faut vraiment que je retrouve l’autre. J’essai de toute mes force de rassembler mes souvenirs, tenant l’imprimé dans ma mains et faisant les cents pas dans mon salon. Des souvenirs se rassemblent, je me rappelle d’un lieu plutôt sombre et abandonné, le tableau était là, mais j’en ai visité tellement de ce genre d’endroit, est ce qu’en épluchant mes notes je trouverais au moins un indice ? Je regarde le petit garçon en pleurs qui semble m’observer et à voix haute je lui dis de ne pas s’inquiéter, je la retrouverais.  Je remarque une large tache rouge sur le bord gauche, la peinture s’est encore écaillée. Doucement j’égratigne la peinture jusque, a ma grande surprise, découvrir un autre dessin, d’abord une main ganté de rouge, puis un bras qui semble être celui d’une femme. Effectivement, au bout de plusieurs longues minutes c’est le dessin d’une femme élégante vêtu de noir et de rouge que je découvre. Qui est elle et surtout que fait elle là, elle ne semble pas avoir sa place dans cette toile. De plus en plus d’énigme dans le noir.

 

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Je décide d’éplucher mes dossiers. Me revoilà assis dans mon bureau, l’ordinateur à porté de main et une pile de note et photos sous le bras. C’est de toute façon une bonne occasion pour reclasser tout ça. Je commence par faire trois pile, les affaires « résolus », celles terminé mais non résolus ou « en suspend » et enfin celle jamais approfondie, la plus grande des trois. Je décide d’éplucher celle là.  Deux heures plus tard je m’attaque à une deuxième pile, la première n’a pas été fructueuse. Quelques minutes passent quand mon silence est dérangé par des bruits de pas. En temps normal je dirais que c’est mes voisins mais ceux-ci sont au travail et leurs enfants à l’école. J’entend ensuite comme un objet tombé de ma cuisine, je me lève d’un bond et vais voire avec prudence. Sur place je trouve un de mes meuble haut grand ouvert, l’intérieur a été fouillé, plus particulièrement la boite où je range des sucreries.  Le plus surprenant est cette chaise mise sous le placard pour pouvoir l’atteindre, comme l’aurais fait un enfant. En remettant la chaise en place je trouve une petite chaussure qui au dernière nouvelles, ne m’appartient pas. Instinctivement je jette un regard accusateur sur la toile comme on le fait avec un enfant qui aurait fait une bêtise et joue l’innocent. Je prends tout ça en photo, en esperement vivement qu’elles finiront sur la première pile.

 

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Non seulement je trouve ce que je cherche là où je m’y attendais le moins soit dans mes affaires « résolus », mais en plus il s’agit d’une de mes premières affaires, dans une maison où je faisais des expériences de transcommunication instrumentale. Je me souviens l’avoir quitté pour une autre car je n’arrivais pas à capter un seul son. Ma première maison, là où tout a commencer. Je retrouve l’adresse et m’empresse d’y aller faire un saut, en espérant qu’elle soit toujours debout.

Je suis sur place, non seulement elle est toujours debout, mais elle est rénové et donc habité. Dune façon ou d’une autre va falloir que j’entre alors le mieux c’est d’y aller au culot, ce n’est pas la première fois. Je sonne quand une femme brune m’ouvre la porte à demi. Je ne sais pas pourquoi mais je reste muet un instant avant de retrouver mes moyens. Je me présente comme collectionneur et raconte que je suis à la recherche d’un tableau qui appartenait aux ancien propriétaire et qui se trouvait encore ici même, lorsque la maison était inhabité.  

 

La jeune femme me dit qu’elle n’est pas au courant et je doute qu’elle me laisse entrer, ce que je comprends parfaitement. Je lui tend alors l’imprimé de la jeune fille en pleur et son regard change du tout au tout. « C’est celui là » murmure t elle.  Pris d’enthousiasme je lui propose même de lui racheter s’il le faut, après tout ce tableau lui appartient maintenant. Contre toute attente elle me permet d’entrer. J’ai du mal a reconnaître les lieux tant tout a été si bien refait, si joliment décoré. Je devrais lui demander conseil pour mon appartement mais je crois que je vais m’abstiendre.  Elle me dit qu’effectivement ce tableau était dans la chambre du haut quand elle est arrivée, qu’au début  elle le trouvait fascinant mais qu’au fil du temps cette toile la rendait mélancolique. C’est comme si la solitude et la tristesse de cette fillette débordaient de son cadre pour envahir la maison, cela devenait obsessionnel.  Jusqu’à ce que son mari décide de le mettre à la poubelle.

Un instant je cru que cette affaire va finir sur la mauvaise pile. Le jeune femme monte à l’étage  et me dit qu’elle reviens tout de suite, je jette un œil discret à la chambre du haut et je reconnu les lieux. Dire qu’il y a quelques années j’étais là-haut avec mon dictaphone en train d’essayer d’entrer en contacte avec des esprits. Jeune et impatient que j’étais je suis partit peut être trop vite.

La jeune femme redescend, un cadre enveloppé à la main, je sens aussitôt que c’est elle. Cette toile est plus grande que celle du petit garçon  et représente bien la fillette blonde remplie de tristesse.

« Je ne pouvais la laisser dehors, aux ordures » reprit la jeune femme. « C’est comme si j’abandonnais un enfant ».

Alors elle l’a reprit en cachette pour la mettre en lieu sur. Je la rassure en disant que cette toile va enfin retrouver sa place, auprès des siens plaisantais-je.

 

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Qu’elle ne fut pas ma surprise de voir les yeux de mon interlocutrice s’embuée et rougir.

Je reste confus. Je lui propose de la garder si vraiment elle tien à son tableau mais elle refuse catégoriquement et s’excuse de son comportement dans un sourire forcé. Je sens qu’elle veut me dire quelque chose avant que je parte comme pour boucler la boucle, alors je pose la toile a terre et lui prend les mains, je sens qu’elle tremble. La jeune femme souris encore et me raconte qu’avant de se marier elle tomba enceinte. Heureuse comme tout elle l’annonça à son  fiancé qui ne se sentait pas prêt d’avoir un enfant et finit par la convaincre d’avorter. Avec le temps elle pensa s’en remettre et aller de l’avant mais à la vue de ce tableau elle ne cessa de penser à Sarah, c’est comme ça qu’elle désirait appeler sa fille. Elle pensait fortement que ce portrait représentait  sa fille « qu’on avait pas pleuré »  et fit un transfert de tout ses remords sur elle, sur cette fillette rendu triste parce qu’on lui a pas laissé la chance de vivre.

 

C’est avec beaucoup d’émotion que je rentre chez moi. Il est tard et il ne va pas tarder à faire nuit. La faim commence a me tenailler mais avant de me rassasier je réuni enfin les deux tableau, l’un prés de l’autre, en attendant de les accrocher sur l’un de mes murs.

 

En pleine nuit je suis réveillé par des grattements, comme si une souris ou pire, un rat est présent. Puis j’entends des reniflements comme une personne qui pleure en silence. Je prend mon appareil photo et en m’aidant de la lumière du téléphone portable je vais jusque dans le salon. Je ne fais pas de bruit et tend l’oreille. J’entends à nouveau cette respiration qui provient bien des deux tableaux. Je m’approche, elles n’ont pas bougé de place. L’imposant tableau de la fillette semble me fixer, a eux deux on dirait la grande sœur et le petit frère.   

En regardant de plus près je vois la fameuse suite de lettre dans le bon ordre cette fois. En effet l’image de mon imprimé était inversée et je n’avais pas percuté qu’elles désignaient le prénom de la petite fille soit Sarah. Comme l’enfant jamais venu au monde, est ce une coïncidence ? Sur l’autre toile, si la femme en rouge est toujours là, un autre personnage est apparu. Sur le bord droit, un peu plus bas figure l’image de la mort.

 

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Qu’est ce que tôt cela veut vouloir dire ? Je m’éloigne pour prendre des photos et à partir de là, je ne sais plus vraiment ce qui s’est passé.

Je me souviens d’être assaillis par une série de flash, comme si mon appareil ne répondait plus. Puis je fus pris de vertige et de bouffé de chaleur, complètement aveuglé par cette lumière blanche vive et intense qui illuminait tout mon salon. Puis vint d’autres couleurs accompagnées par des voix d’enfants, comme dans une cour de recréation, mêlé de pleurs, de rires, et d’allégresse. A un moment il me semble que je tombe, puis dans un dernier regard je crois apercevoir cette femme en rouge qui se promenait au milieu de toutes ces lumières. Elle me regarde, son visage semble si doux, comme si elle me remerciait de quelque chose. Puis plus rien. Quand j’ouvre à nouveaux les yeux je suis allongé sur le tapis du salon, il fait presque jour. Je me redresse difficilement, mes tableaux sont à leur place, sauf que la femme en rouge et la figure de mort ont disparu.

 

 

 

 

Je possède toujours ces deux tableaux, je leur ai fait une belle place dans mon appartement.

Pendant longtemps j’ai réfléchis à tout ceci, à cette collection de tableau même. ? Est-ce l’accumulation d’âme, d’aura ou d’énergie des enfants avorté depuis la nuit des temps qui se serait accumulé dans un endroit précis et qui s’est manifesté a moi la nuit dernière ? Et si l’auteur avait vu la même chose que moi Tous ces tableaux représenterais peut être une part de ces « âmes » et c’est peut être une manière de les  adopter que de les figer ainsi par la peinture et ainsi les soulager de leur grande peine, eux, ceux qu’on a pas pleuré.

 

Stan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Par stan
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 19:46

Ah ! Comme tu es tombé du ciel, toi, brillant, fils de l’aurore ! Comme tu as été abattu à terre, toi qui affaiblissais les nations ! Quant à toi, tu as dit dans ton cœur : Je monterai aux cieux. Au-dessus des étoiles de Dieu j’élèverai mon trône,(…) je me rendrai semblable au Très-Haut.' (…)

 

Ca fait toujours bien de commencer par une citation biblique. Le style poétique et prophétique du verset, surtout quand il s’agit de diablerie, ajoute au climat d’angoisse recherché par son aspect « danger imminent » et introduit parfaitement le récit que vous allez lire ou le film que vous allez voire.

Et puis en faite, je n’ai rien trouvé de mieux en guise d’introduction pour justifier une si longue absence. Non je ne suis pas mort, je suis juste sortit des enfers.

 

Deux mois se sont écoulés depuis ma dernière enquête sans que rien ne se passe. En fait, j’avais tout simplement perdu l’envie, la motivation qui m’animait si ardemment depuis des mois. C’est l’heure du bilan, la fin de l’année est arrivée  et une nouvelle commence, j’accueil  donc 2011 qui s’impose avec cette impression de renouveau. On remet les compteurs à zéro et on repart de plus belle, c’est exactement avec cet état d’esprit que je me suis réveillé le jour de l’an. 

 

En relisant mes notes, je peus dire aujourd’hui qu’il y a un monde de l’au delà, s’entend une dimension autre que celle que nous connaissons qui abrite des êtres fait ni de chair et de sang. La question est de savoir si ce monde est réel, physique ou alors abstrait, soit  un amas de pensées, d’énergie libéré par les hommes lors de leur mort et accumulé au fil des générations.

Ces énergies répondraient-elles en quelque sorte aux désirs des vivants, en matérialisant les choses qu’ils désirent voir ? A moins que nous en avons le contrôle et sans le savoir nous ne faisons que modeler, grâce à elles, les manifestations que l’on appelle activités paranormales ?      

Peut être la science  trouvera un semblant de réponse à ceci, encore faut il qu’elle s’y penche sérieusement. Ne brûlons pas les étapes, ceci n’est que supposition le mieux est de continuer avec ce que j’ai déjà.

Me revoilà donc seul face à mes interrogation : Que sommes nous ? Où allons nous ?

J’ai été témoin de pas mal de choses mais je n’arrive pas à faire le lien entre elles. La majorité des gens qui se prête à ce genre d’expériences se contente d’une maigre pitance sans chercher à en savoir davantage. Un son dans une bande, des claquements dans la nuit, oui et après ?

Ce que je veux savoir maintenant c’est ce qui se cache derrière tout ça, le gros poisson qui se terre dans l’ombre et laisse entrevoir les plus petits qui lui tourne autour.

Je pense qu’il est temps de franchir un nouveau palier dans mes enquêtes. 

Oublions les esprits, revenants, spectres pour cette fois ci. S’ils existent vraiment, je pense qu’ils sont trop faibles pour établir une communication tangible et enrichissante. Non, il faut désormais recherché les puissances bien au dessus de nous et après avoir réfléchi à la question peut être que la voie religieuse n’est pas mauvaise.

 

 

Mon premier travail fut de faire un résumé des principales religions et de recouper leurs doctrines pour en faire une synthèse générale.

Nous trouvons donc quasiment les mêmes notions de « Dieu » et du « Diable », ainsi que de création du monde par l’éternel et de péché originel. Nous retrouvons aussi les notions de paradis et d’enfer, mais aussi celui de limbes.

Cette notion reste plutôt flou et serait un endroit intermédiaire, plus proche de l’enfer que du paradis.  Dans le catholicisme, les âmes des limbes « n'encourent pas les souffrances de l'enfer mais sont privées de la béatitude du paradis ». Pas assez bon  pour accéder au paradis, trop  pour l’enfer cette idée d’âme égarée que ni le ciel ni l’enfer ne veulent est un début de piste valable. Et si c’était ces êtres qui tenteraient de se manifester sur terre, peut être pour réparer leurs erreurs et ainsi avoir enfin accès au paradis éternelle ?

Chez les musulmans, cette notion de limbes existe aussi. Appelé en arabe « Al-Araf » et décrit comme un mur, ou une haute montagne sur laquelle les âmes « neutres » logent pour un certain temps, contemplant les gens du paradis et ceux des enfers. « Puis Allah par sa miséricorde leur accordera le paradis. »

L’année 2011 poursuit son début de route, nous somme le 10 janvier. Je pense tenir quelque chose, maigre soit, mais un début de piste concret, reste plus qu’à l’approfondir. L’idéal serait de réussir à communique avec l’Eternel mais je ne me fait pas d’illusion. « Mieux vaut s’adresser au bon Dieu qu’a ses saints », c’est justement l’inverse de ce proverbe que je vais appliquer.

Me revoilà accomplissant un travail de novice car je ne sais absolument pas comment entrer en communication avec les anges. Par la prière ? C’est une technique employée par tous les croyants du monde et aucun ange ne s’est incarné par cette méthode. Il va falloir me renseigner sur le sujet, je suis à mon propre compte, j’ai donc tout le temps devant moi.

 

 C’est finalement vers les adepte de la magie blanche que je me tourne. Je prend facilement rendez vous avec une personne qui a gentiment accepté de m’éclairer sur les anges. Elle se présente comme une vraie sorcière, bien qu’elle ne possède aucune caractéristique de la vieille marâtre traditionnelle, et ne pratique l’art de la magie que pour le bien d’autrui et de la planète. Décidemment l’écologie touche tout le monde.  J’entre dans un monde étrange, fusion de religieux et d’ésotérisme, et j’avoue que j’accueil leurs techniques avec sourire car à mon sens, on est plus proche du conte de fée que d’une science exacte. Autel, pentacles, bougie, encens, pierre précieuse selon l’ange que l’on désir invoquer, Poudlard n‘est pas loin.

Ma bonne sorcière m’explique ensuite la méthode la plus simple pour invoquer un ange.

Je dois être seul, chez moi dans une pièce au calme. Ensuite il faut allumer la bougie et brûler l’encens. A voix haute formuler sa demande à trois reprise. Sans grande conviction je me met à l’ouvrage après avoir acheter mon nécessaire dans une boutique spécialisé. Je dois avouer qu’aussi charmante soit elle, ma bonne sorcière ne m’a pas convaincu. Est-ce son jeune age qui me fait ainsi douter de son savoir ? Probablement. Je pense qu’elle fait partie de cette catégorie de personnes qui cherche le merveilleux et l’imaginaire pour s’échapper de notre monde réel parfois triste.

Je commence l’expérience, si ma mise en scène est parfaite, je butte complètement sur la partie où je dois invoquer l’ange. En effet ma bonne sorcière m’avait bien dit de connaître le nom de l’ange que l’on souhaite invoquer, or je n’en ai aucune idée. Bafouillant maladroitement, j’improvise une invocation passe partout qui j’en suis conscient ne me mènera nulle part. ça commence mal, habituellement je suis plus pointilleux que ça. Je reste néanmoins allongé au calme, l’odeur de l’encens et la faible lueur de la bougie m’apporte une certaine sérénité. Je me rappelle mon état d’esprit quand quelques moi auparavant j’avais tenté une expérience réussi de voyage hors du corps. J’étais concentré et surtout j’avais foi en ce que je faisais. La foi, voila la clef quand on aborde le divin, chose dont je suis  totalement dépourvu en tentant cette expérience.

 

C’est dans sa demeure que ma bonne sorcière accepte de m’accueillir et contrairement aux idées toute faite, elle habite un appartement tout ce qu’il y a de plus commun. Moi qui pensait entrer dans un sous sol ténébreux ou une caverne, son appartement respire la fraîcheur et le bon goût. Les livres de magie et les quelques bibelots de toutes bonnes sorcières se trouvent dans la bibliothèque du salon, rangés si soigneusement qu’ils passent inaperçu.

Je commence par lui parler de mon expérience désastreuse de la veille et lui avoue mon manque de sérieux et heureusement, elle ne se vexa pas et prit même ça a son compte. Selon elle, elle ne m’a pas assez renseigné sur le sujet, surtout pour un novice comme moi qui n’a « jamais eu quelques contactes avec les chose de l’au-delà ». Je souris et préfère garder mes pensées pour moi.

Elle me montre plusieurs ouvrages dont un beau livre relié concernant les invocations des anges. Elle m’explique la notion de hiérarchie céleste  (il y en aurait 9) et de leur fonction. Ensuite selon mes désirs et à partir de ma date de naissance, son heure, l’origine de mon nom, mon lieu de naissance et tout un tas de calcules des plus ésotérique, nous avons trouvé mon ange gardien : Mumiah. Et je suis agréablement surpris que cet ange a les traits d’une femme.

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Ma bonne sorcière m’apprend que Mumiah est le premier adjoint de l’Archange Gabriel. Elle sert à l’ouverture de conscience, permet de porter des conclusions et aide à terminer ce que l'on a commencé. Voila qui a tout pour m’intéresser. Cet ange domine sur la médecine et la santé. C’est peut être pour ça que je suis très rarement malade ? Rien n'est discret ou effacé avec cet Ange, qui agit avec beaucoup de puissance et aide à la réalisation de vos projets même les plus audacieux.

Je sais dorénavant à qui m’adresser et cette présentation m’a redonné confiance, me voila prêt à rencontrer Mumiah.

 

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L’odeur de l’encens est encore très présente dans mon appartement, mais cela n’a rien de désagréable. Instinctivement je m’allonge sur mon lit en me laissant tombé comme une pierre,  la sensation de sérénité m’envahit. Il me faut un long moment pour que je me décide enfin de préparer mon rituel, je dois commencer tout de suite. A nouveau allongé, je me laisse bercer par la faible flamme de la bougie, l’encens me fait tourner la tête. Je me mets une musique douce, pour l’occasion je choisis le thème du fantôme de l’opéra par le compositeur Andrew Lloyd Webber. Je commence à appeler Mumiah, en citant son nom par trois fois puis, je pars sur un monologue où j’épanche tout ce que j’ai sur le cœur ; que sommes nous ? Où allons nous ?  Ces questions qui me tenaille depuis plus d’un an maintenant.

Je n’ai plus envie de bouger, je n’ai plus envie de rien faire. Je suis tellement bien que l’idée de devoir quitter mon appartement et  vaquer à mes occupations quotidiennes me répugne. J’ai l’étrange sensation de vouloir rester ainsi indéfiniment, seul, dans cet état de béatitude, sans voire âme qui vive. Le silence est complet. J’ai l’impression de m’endormir mais des aboiements de chien me font retrouver un semblant de conscience. A ma connaissance mes voisins n’ont jamais eu de chien, de plus il est difficile d’en déceler l’origine car ils semblent venir de partout. Je commence a ressentir un bourdonnement et d’étrange vibration sur tout le corps. J’ouvre les yeux, les volet entrouvert laissent entrer assez de soleil pour y voire une grosse mouche noire qui tournoie autour de le vitre. Est-ce la lueur de la bougie, ou l’odeur de l’encens qui l’a attiré ici ? J’ai comme l’impression qu’elle me fixe de ses gros yeux. Elle fini par se poser carrément sur la bougie mais ne semble nullement effrayé par la chaleur de la flamme. Ce qui me fait penser que je n’ai mis aucune protection sur la table, lorsque celle-ci arrivera à son terme elle risque de démarrer un bel incendie. Je m’apprête à me lever quand une grande force me replonge sur mon lit. C’est comme un boulet de canon que j’aurais reçu en plein torse mais sans que cela ne produise de douleur. Le temps de reprendre mon souffle et un semblant de lucidité voila que j’aperçois une silhouette au pied de mon lit.

Elle possède une forme humaine, j’en suis sur mais sans bouche, sans membres, sans oreilles, sans visage. La voila qui se saisi de moi, me liant les bras et les jambes, plongeant une partie de son être en moi, je la sens qui entre par ma bouche pour me lier la langue et mon âme. J’aimerais que quelqu’un vienne, n’importe qui pour me sortir de là et je commence à regretter mon envie de solitude.  Puis vint la chute, une chute vertigineuse, sans fin. La terreur me saisit. Est-ce le chemin à prendre pour te rencontrer Mumiah ? J’ai peur de l’avoir offensé et lui prie de m’excuser nerveusement. Je sens ensuite un soulèvement en moi, comme lorsque un ascenseur finit de monter mais puissance mille. Puis plus rien, plus de bourdonnement, plus de vertige, à nouveau le calme dans un endroit frais et humide, et pour cause je me rends compte que je flotte sur une rivière. Une rivière aux flots noirs et profonds d’où sortent des sanglots perçant, son courant puissant m’emporte à toute vitesse et je sens une chaleur intense du à ses eaux fumante. L’eau prend une couleur de feu quand enfin, je regagne la terre ferme.

Recraché par la mer, je reprends peu à peu le contrôle de mes membres, bien que je sente toujours  un poids étrange dans mes entrailles. Je me redresse, le climat est étrange ici  et je serai incapable de dire si je suis en intérieur ou en extérieur. Il fait chaud et j’ai du mal à percevoir l’horizon, en revanche je sens un courant d’air frais des plus agréable. J’avance dans cette zone déserte et obscure quand le silence est interrompu par des voix, ou plutôt des plaintes lancés par des milliers de personnes. Je me rends compte qu’elles proviennent toutes d’un gouffre immense juste sous mes pieds. Je me penche en faisant bien attention de ne pas tomber mais il fait trop noir pour y déceler quoi que ce soit. En regardant plus attentivement autour de moi, je finis par voire des dizaines d’autres gouffres, certains comme suspendu à la vertical comme si aucune loi de la gravité et de la physique ne s’applique ici.

Sur le sol se dessine un chemin, je m’empresse de le suivre pour quitter cet endroit aussi séduisant qu’effroyable pour me retrouver face à deux immenses statues, l’une représente une femme splendide, je pense immédiatement à mon ange mais l’expression de son visage m’affirme le contraire.  L’autre représente l’être informe et féroce qui m’a attaqué dans ma chambre. Entre eux se trouve une énorme porte  de granit suintante tandis que sur la voûte pendent par centaines des lampes étincelantes. Ebahit par la splendeur de cet endroit, je ne remarque pas tout de suite l’homme qui se tien debout devant moi. Il est d’un certain age avec de longs cheveux blanc et une longue barbe blanche. Il est vêtu d’une toge qui laisse entrevoir un corps très robuste, il a le teint enflammé, les yeux ardents et parle avec gravité.

J’ai du mal à comprendre ses paroles, puis son parlé devient plus claire, limpide. Je ne sais comment l’aborder, tout simplement parce que je ne sais à qui j’ai à faire et je ne sais rien de l’endroit dans lequel je me trouve. Inutile de céder à la panique, s’il doit m’arriver quelque chose je crains qu’il soit trop tard pour reculer et de toute façon les yeux ardents de mon interlocuteur ont déjà percés mes frayeurs.

Je lui demande quelle est cet endroit, il me demande si j’en ai peur. Je pense qu’il est plus sage de ne pas mentir à cet être, qui qu’il soit. Je lui avoue que je ne suis pas à mon aise et que je cherche à rencontrer  Mumiah. Il s’assoit en s’accoudant près d’un gouffre, son regard envoie comme une lueur dans ce puit sans fond, je comprend alors qu’il peut voir contrairement à moi. Il se présente sous le nom d’Andromalius et me dit qu’il est un prince très puissant en ce lieu et son pouvoir est immense. Il est craint et respecté par ses paires et on le surnomme « prince du jugement ». Ma peur m’envahit de plus belle, il est évident que le rituel ne s’est passé comme prévu et ma bonne sorcière ne m’a jamais mis en garde contre un quelconque danger. Où ai-je atterrit et surtout pourquoi ? « Prince du jugement » ce titre résonne encore dans mon esprit, jugement des âmes, Paradis, mais aussi enfers et limbes.

 

Andromalius se met à rire, sa voix résonne tel le tonnerre en haute montagne, évidemment il a lu mes pensés. Je n’oublierais jamais ses paroles suivantes :

« Je ne juge pas les hommes, mais les êtres qui peuples ce royaume, bienvenu   dans la capital de l’empire infernal, cela ne répond t-il pas à toutes tes attentes ? »

Voila qu’en voulant convoquer un ange, je me retrouve face à un démon à la porte même de l’enfer. Sur un point, Andromalius a raison, maintenant je sais où nous allons et comment sont retenu les âmes des défunts, enfin tout du moins ceux tombés du le mauvais coté de la barrière.  Etrangement ma peur commence a disparaître, bien que je connaisse maintenant la nature d’Andromalius, j’éprouve plus de respect que de peur. On est loin de la figure démoniaque moyenâgeuse, c’est un être de bel apparence, éloquent, intelligent, sans rien de bestial.

Il m’explique dans les grandes lignes le fonctionnement de la cour infernal, qui est hiérarchisé et divisé en princes, ministère et ambassadeur. Son rôle est de contrôler les légions, il est responsable des traîtres et des renégats de l’enfer. Il est à la fois craint et hais des autres démons.

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Je ne sais pas encore quels sont les plans d’Andromalius à mon sujet et j’oriente notre conversation vers les relations avec les humains.

Il m’apprend que notre chemin est déjà tout tracé, tous nous naissons avec un don inné, une passion que nous devons trouver et cultiver.

Il me parle du rôle des démons sur nous, des épreuves parfois très lourdes qu’ils mettent sur notre chemin et auquel nous devons surmonter pour eviter de nous faire dévier.   Il me confirme que nous ne sommes pas seul, effectivement des anges existent pour nous accompagner, laissant des bribes d’indices pour nous aider à trouver notre voie, à nous de les voir et de les comprendre. Malheureusement, très peu y parviennent.

 

Evidement il ne peut répondre à mes interrogations plus pointues concernant les secrets de l’univers et je comprends que ça n’est pas la règle du jeu. En revanche, j’ose enfin lui demander la raison de ma présence en ce lieux et Andromalius me rappela la présence qui m’a agressé représenté par l’immense statu sur sa droite. Un démon nommé Bahal s’est manifesté pour sceller mon âme.  En quelque sorte, il a utilisé la porte ouverte que j’ai laissé lors de mon incantation pour « tricher » et m’empêcher de poursuivre mes buts dans la vie. Il a ainsi semé les graines du suicide et de la mort inconsciente en moi, de desepoir, de la voie sans issu et de la dépression.

« Est-ce avec tout ces maux que tu souhaite retourner chez toi ? » Evidemment que non et à peine eu-je le temps de répondre qu’Andromalius se jette sur moi. Je me souviens encore de ses yeux de feu et du grondement terrible sui s’ensuivit, j’ai cru que  mon corps allait se disloquer en milliers de particules. D’un coup puissant il me fendit le ventre, je ne ressentis aucune douleur, et il plongea la main dans mes entrailles. La terre se mit à gronder et un feu nous entoura. Je me penchai en avant et vis avec crainte comme un gros cadenas qui fermait et serrait mes organes. Andrmalius le brisa tandis que je ressenti une douleur atroce. A nouveau je fus pris de vertiges et je me sentais m’en allé, porté par les flot noir. La douleur s’estompa, laissant place à une brûlure au niveau du ventre et un affreux goût amer à la gorge.

Puis la sérénité très vite perturbée par une affreuse odeur de brûlé et pour cause, je me réveillai dans ma chambre en feu.

La bougie était arrivée à son terme et la nappe avait commencé à se consumer. Puisant ma force renaissante, je me leva et tenta d’éteindre l’incendie, en vain celui-ci gagna en intensité. Les fumé m’asphyxièrent et  j’ouvris la fenêtre et respira un bol d’air frais. Des voisins me virent ainsi que l’épaisse fumé noir qui s échappe de ma chambre.

 

Me voici à l’hôpital pour quelques jours. Doucement je repris des forces et mes douleurs disparurent pour de bon. Le médecin vint me voire pour me dire que je pouvais regagner mon domicile, le feu n’a pas fait trop de dégât.

Pendant ma convalescence je réfléchis à tout ça, est ce réellement mon but d’enquêter sur des activités paranormales ? Je pense que oui et c’est peut être pour ça que Mumiah ne s’est pas manifesté et qu’Andromalius m’a libéré du sort de Bahal. Depuis toutes ses années où je cherche ma voie je pense être sur le bon chemin, sur celui qui m’a été destiné et ma cicatrice au ventre est là désormais pour me le rappeler. La vie n’est qu’un grand échiquier où nous sommes les pions, mais des pions bénéficiant également du libre arbitre et de raison.

 

De nouveau chez moi Dieu merci mes appareils n’ont pas souffert.

 

 

Par stan
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 18:20

De retour au pays ! L’été, de plus en plus bref dans notre belle région, est fini  et l’automne vient reprendre ses droits aussi brusquement qu’une averse estivale. Si les saisons étaient des hommes, je verrais bien l’automne sous les traits d’un robuste guerrier celte ou d’un chef viking. De par sa force, il balaie grâce au souffle de son puissant glaive toute trace instaurée par un été de plus en plus éphémère. De son ombre, il couvre toute une partie du monde, voilant le ciel et le soleil de son immense aura à tel point que plus rien ne subsiste jusqu'à l’arrivée du vieil hiver, son maître. Oui, si l’automne et l’hiver étaient des hommes, je pense qu’ils auraient meilleures prestances  que l’été et le printemps réuni, car ils s’imposent et prédominent sur les autres saisons, tout comme les spectres qui ont élu domicile depuis des temps lointains dans la demeure où je me suis rendu dernièrement.                                                                               

Mais revenons quelques jour en arrière, si vous le permettez. Vous commencez à me connaître j’aime raconter les événements depuis leur début et même remonter un peu plus en amont pour être sur de ne rien occulter. Ca doit être mon coté maniaque du travail bien fait.

Me voici donc rentré de vacances, à peine le temps de poser mon maigre bagage (je voyage léger) que j’ouvre ma boite mail sans trop espérer grand-chose. Quatre cents trente messages m’attendent et je ne parle pas des deux cents spams que je m’empresse d’effacer aussitôt. Je crois avoir assez de lecture pour la quinzaine à venir.

Trois jours plus tard et pas mal de message en moins je tombe sur un mail qui retient mon attention. Il s’agit d’un ouvrier chargé de rénover une battisse récemment acquise par son propriétaire. Enfin récemment est vite dit car selon cet homme, c’est le quatrième ouvrier auquel il fait appel. Les précédents employés ont tous fichu le camp au bout de quelques jours sans même demander leurs gages.  Christian, c’est le prénom de mon interlocuteur, a accepté le travail séduit par la somme proposée. Il se doutait bien qu’il y aurait anguille sous roche, mais certainement pas ce qui l’attendait.

 

J’arrive à l’adresse indiquée. C’est une longue rue très calme avec une petite école maternelle. Bien à l’abri, la modeste maison que je cherche est  quasiment cachée par les hautes herbes du jardin. Je frappe au portail retenu par une chaîne et un cadenas, personne ne répond. Je recule vers le trottoir d’en face et j’aperçois la tête de Christian par une petite fenêtre sur le coté. Je ne me suis pas trompé d’adresse.

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Le pas nonchalant, il sort m’ouvrir la barrière, il parle avec un  accent dont je n’arrive pas à trouver l’origine. Je découvre un homme à la mauvaise mine, comme usé et fatigué malgré son jeune age. J’entre avec lui à l’intérieur c’est assez sombre et du matériel jonche le sol : auges, placoplâtre, papier de verre, câbles électriques, sac d’enduits …

Christian me raconte qu’il travaille ici depuis dix jours et qu’il est au bord de la folie. Non pas que le travail le fatigue plus que cela, c est un homme d’expérience mais, il est sans cesse harcelé par des fantômes. Cela se traduit par des portes qui se referment et reste bloqué un long moment, par des outils qui disparaissent sans raison, des insultes proférés et parfois même des coups portés toujours derrière son dos. Rien de bien méchant en soi mais je comprend que cela peut rendre un homme très nerveux à la longue. Je visite la maison pendant qu’il me raconte ses déboires, cherchant discrètement quelques traces de boissons alcoolisés ou autres substances illicites qui seraient à l’origine de ces phénomènes, mais au premier regard je ne trouve rien de suspect. Je lui demande pourquoi il ne fait pas comme les autres employés, demander sa paye et trouver un autre chantier ? Mais j’eue ma réponse à peine deux secondes après ma question stupide. Dans un coin de la chambre, un matelas est posé avec ses affaires personnels. Il vit ici. Je n’ai pas de mal à comprendre que Christian est clandestin et qu’il travaille au noir. D’un coup d’un seul je comprends sa situation, il ne peut refuser la belle somme que le proprio lui propose et il se retrouve en quelque sorte coincée ici.

Les vacances sont finies, il est temps de reprendre le travail et puis voila l’occasion d’apprendre enfin les métiers du bâtiment.

 

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Ce n’est finalement pas si compliquer le papier peint, le plus dur est de décoller l’ancien lui-même poser sur un papier encore plus ancien. Les précédents ouvriers n’ont pas l’amour du travail bien fait de Christian et moi-même. Nous travaillons jusqu'à ce que les enfants de l’école voisine soient rentrés chez eux, aux alentour de 17h. C’est marrant comme on arrive à trouver des repères temporels quand on est privé d’horloge sous les yeux. La journée de travail s’est bien passé, peut être trop fatigante pour moi mais je n’ai rien noté d’anormal. Je vais rentrer chez moi  le temps de prendre quelques affaires, par expérience je sais que les nuits sont fraîches dans les maisons en rénovation.

 

Il est 20h et c’est soirée pizza. En guise de table nous avons installé une vieille porte sur deux tréteaux et quelques sacs d’enduit font d’excellente chaise. La faible lumière donne un aspect lugubre à la battisse et je me rends compte que Christian est bien motivé pour accepter de dormir ici.  

Un bruit de fuite d’eau, ou plutôt de robinet qui goutte attire mon attention. Bien que les vannes et robinets soient bien fermés, Christian m’explique qu’il entend cela régulièrement sans jamais avoir trouvé l’origine. Je fais le tour de la maison mais aucune flaque ne vient inonder le sol. Je remarque une trappe, il y a donc un sous-sol. En l’ouvrant une odeur de renfermé m’envahit les narines, le temps de m’en accommoder je descends lampe à la main. Par chance il y a un interrupteur mais une seule lampe fonctionne. Effectivement les bruits d’eaux sont plus distinct c’est comme de l’eau qui se déverse d’une gouttière, une large trace d’humidité se dessine sur le sol.

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Je n’ai à peine le temps de descendre plus bas que Christian m’appelle, comme s’il avait vu quelque chose que je ne dois pas rater. Je me dépêche de monter quatre à quatre et ne le trouve pas dans la maison. Je l’appelle de vive voix, mais  le bougre ne me répond toujours pas. J’ouvre la porte extérieure, les hauts feuillages m’empêchent de voir à plus d’un mètre de moi, mais voila Christian qui surgit des broussailles. Il était simplement sortit jeter les poubelles et surtout, me certifie qu’il ne m’a jamais appelé. Pourtant, j’ai clairement entendu le son de sa voix, je pense qu’il me joue un tour mais vu sa façon de me répondre et le sérieux de son visage je commence à le croire.

Nous allons dormir et comme pour me rassurer, Christian me dit que je n’ai encore rien vu. 

 

 

Rien entendu aurait été le terme exacte. Vers le milieu de la nuit me voila réveillé par un bruit. D’abord lointain, ceux-ci deviennent de plus de  plus fort et résonnant, c’est comme le son de coup de marteau sur une pièce en métal. Mon premier réflexe est d’enclencher mon dictaphone, puis après quelques instants histoire de laisser l’enregistrement tourner, je décide de me lever voir d’où cela peut provenir. Avec toute la bonne volonté du monde, je suis incapable de me redresser. Je sens mes membres se durcir c’est comme une force qui me saisit les bras et les jambes. Je sens un poids très lourd sur ma poitrine qui me presse contre le sol. Mon cœur bat à toute vitesse, j’ai comme une sensation de fièvre mais sans sueur ni frisson. Je tente d’appeler Christian mais ma gorge reste muette tandis que s’ajoute d’étranges voix à mes oreilles. Impossible de comprendre ce qu’elles disent c’est comme une bande enregistrée qu’on passe à l’extrême ralenti. Tout doucement, les voix et les bruits s’estompent, peu à peu je retrouve le contrôle de mes membres. Je sais des à présent que je peux me lever mais je ne le fais pas, pas maintenant je n’ai juste plus de force.

 

 

 

 

 

Après avoir somnolé je ne sais combien de minutes j’ouvre les yeux et vois un visage blême à deux centimètres du mien, il me fixe. Inutile de préciser que je sursaute en poussant un cri bestial mais je me rends rapidement compte que c’est Christian. Le temps de reprendre mon souffle il m’explique que de l’eau monte de la cave et que son lit est tout inondé. Je me lève et effectivement une grande trace d’humidité s’est formé tout autour de la trappe jusqu’aux affaires de mon co-locataire. Une deuxième visite s’impose, Christian descend avec moi. Il y règne un silence anormal la dessous à part les bruits incessants d’eau qui se déverse. Nous avançons doucement, scrutant chaque recoin, longeant la tuyauterie mais nous n’y trouvons aucune fuite. Je finis par dire à Christian de remonter mais je le trouve devant moi, de dos et complètement figé. Et pour cause, là devant nous, sous l’escalier de bois un homme est accroupi, le visage baissé et une main  sur ses genoux. L’effet de surprise et d’effroi passé je pense à un SDF caché ici depuis longtemps. Je m’approche de quelques pas, l’homme en question ne réagit pas. Je me rends compte qu’il lui manque des membres, en effet il n’a qu’un seul bras et un morceau de jambes. De même une partie de son visage est comme « effacé ». En levant davantage le regard je remarque que son corps, sa consistance sont translucide, je vois clairement le mur de brique à travers lui. Il n’a pas l’air de se rendre compte que nous sommes là, je vois ses lèvres bouger, comme s’il parlait ou était en prière mais aucun son ne sort. Christian se saisit de mon poignet comme pour m’empêcher d’aller plus loin, il me dit de remonter. Il parait évident que la source des phénomènes se trouve en dessous. Je décide de brancher ma camera et de la laisser tourner quelques heures.

 

Le lendemain je quitte pour un moment la demeure, il faut que je fasse le point et engage des recherches. Il faut que je sache à qui appartenais la maison auparavant et pour ça, je dois parler aux récents acquéreurs. Aidé  de Christian, je ne tarde pas à faire sa rencontre bien qu’il s’est montré pas mal méfiant au début, je devine bien pourquoi. Je ne tiens pas à mouiller Christian dans l’affaire mais en même temps je doute vu les circonstances qu’il ne se sépare de lui. J’apprends donc que cet homme a obtenu la maison pour une bouché de pain, pour prétexte qu’il y a beaucoup de travail de rénovation à effectué. Je lui demande de me parler des anciens propriétaires et éventuellement s’il a encore leurs coordonnés. Evidement ceux-ci sont parti aussi vite que la maison fut vendue et, il est vrai qu’il n’a pas à savoir où ils ont décidé de se poser. En tout cas il me fait une remarque importante, bien que ces gens ne lui aient jamais fait part d’activités paranormales il a constaté en revanche des nets conflits au sein de leur famille. J’aurais la confirmation des voisins juste après mon entretien, qui me racontent les scènes de disputes parfois violentes. Souvent la police et les pompiers sont intervenus. Ce qui est étrange c’est que ses conflits sont apparus il y a seulement quelques mois avant leur départ, auparavant ils ont toujours  été une famille très calme pour le voisinage.

 

De retour à la maison, cette journée de recherche a été plutôt fructueuse, je m’empresse de synthétiser tout ça. A l’évidence les êtres qui hantent cette battisse ne veulent pas de la présence des vivants. Ils possèdent un certain pouvoir de polluer les lieux et les habitants, les poussant à la haine, à la peur et à la folie.

Je regarde les images de ma camera, je finis par remarquer, au bout de la seconde vision une trace lumineuse qui apparaît et disparaît aussitôt. C’est plus flagrant quand on passe l’image au ralenti mais impossible de savoir ce que c’est. Il est temps d’aller revoir un de mes amis, qui m’avait déjà bien dépanné pour une autre affaire, bien plus spécialiste et surtout mieux équipé que moi pour faire parler les images.

Il faut savoir qu’il n’est pas aisé de capturer l’image d’un spectre a l’aide d’un appareil quelconque, j’en ai fait l’expérience. Il est impossible d’avoir une image nette d’une apparition et ce des le premier cliché comme tente de nous le faire croire pas mal de témoignage. Il faut des heures de travail pour analyser une photo, la disséquer, la déblayé. Parfois les recherches sont payantes, d’autres fois des jours de travail sont nécessaire pour un résultat inexistant.

Apres des tas de manipulations, d’agrandissement et aidé par des logiciel sophistiqué voila ce qu’on a pu isoler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Va falloir remonter plus loin dans le passé de cette maison, à l’évidence il s’est passé quelque chose.

Il m’a fallu trois jours de recherche intensive pour trouver la trace du plus ancien habitant de cette maison.

Je remonte doucement le fil du temps, me reste plus qu’à contacter cet homme en espérant qu’il accepte de me recevoir et surtout, en espérant qu’il soit toujours en vie.

Dieu merci il l’est et très en forme malgré son grand age. C’est un ancien résistant et il conserve chez lui des tas d’objet et photographies de cette période funeste en guise de témoignage dans une sorte de mini musée personnel. Après deux heures de cours sur la deuxième guerre j’en viens au fait. Habilement j’arrive à lui parler de la maison qui m’intéresse, celle où il a vécu. Il s’attendait à avoir un jour ce genre de visite. Effectivement il n’est pas étonné des déchirements qui ont eu lieu dans les familles qui l’ont habitée car, selon lui, des choses horribles se sont produite et justement, pendant la seconde guerre mondiale, il y était. Entre 42 et 43 elle fut la plaque tournante de la résistance dans cette ville.

 

L’avantage de cette maison c’est qu’elle avait un puits, en l’asséchant ils découvrirent une trappe couvrant une succession de galeries qui allaient vers des points précis à des kilomètres à la ronde. Depuis quand ces galeries existent personne ne la savait mais elles furent une aubaine pour la résistance qui pouvait aller et venir, s’échanger des informations et contribuer à la libération en se cachant sous terre. Et ce qu’ils redoutaient le plus finis par arriver. Sans doute devenu trop sur d’eux, négligeant leur discrétion les nazis eurent vent de leur galerie. La maison fut envahit en pleine nuit où la majorité  des résistants furent pris, les plus chanceux se précipitèrent dans le puits, certains purent ainsi s’échapper. Mais les autres furent torturer et exécuter de la plus horrible des façons : doucement démembré à commencer par de petit morceaux pour ensuite continuer sur une jambe, un bras. Le vieil homme  m’explique qu’il était caché et  vit ses camarades ainsi mutilé sous les rires des soldats et officiers allemand, jetant les parties de leur corps et les victimes encore vivante dans le puits.

 Terrorisé, certain qu’il allait être pris à son tour et tentant le tout pour le tout, il  profita d’un moment d’inattention des soldats pour la plupart occupé à fouiller la maison pour se traîner dans le sang encore chaud et descendre dans le puits. Il ne suivait que son instinct de survit, il ne se rappelle seulement des mots en allemand qui  résonnaient  dans la cave et ensuite il entendis la trappe s’ouvrir et des coups de feu tirées en sa direction. Puis une forte détonation, comme une implosion et le bruit de l’eau en trombe recouvrant les galeries et la totalité du puits. Il comprit qu’une canalisation importante venait de céder, ses assaillants ont du être emporté et noyés.

Je ne puis rien avaler de la journée, j’avais comme une boule perpétuelle à la gorge et l’estomac complètement noué. Je n’ose imaginer de telles horreurs qui se sont réellement produite dans un quartier aussi paisible. Est-ce que les enfants de l’école maternelle se douteront un jour des atrocités commises à seulement quelques mètres d’eux ? Il est temps de retourner voir Christian.

 

Je ne juge pas utile de lui expliquer dans le détail mais je lui parle du passé historique de cette maison. Je lui explique ma théorie, on pourrait penser qu’avec un tel événement, ce qu’on assimile à des spectres serait peut être la manifestation d’ondes tellement forte libéré par l’esprit humain  en période de peur et de stresse intense, qui se manifesteraient encore aujourd’hui. Ces ondes, cet aura appelez cela comme vous voudrez imprègnent encore ce lieu, ce sont peut être des bribes des événements passés qui se libère aujourd’hui.  

 

Nous descendons a la cave, je ne me souviens pas avoir vu un quelconque puits. Nous inspectons chaque recoin en vain. Et voila que ce que j’avais pris la première fois pour un bassin est le fameux puits rebouche.

 

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Il n’y a plus aucune trace d’eau. C’est ce que l’apparition nous montrait me rappelle Christian ; Celui-ci remonte chercher une pioche et une pelle, je devine son intention, nous commençons à creuser. La terre est dure nous tombons sur de nombreux cailloux, puis la terre devient plus molle et nous avançons encore plus vite. Nos recherches finirent par être payante ;

Nous remontons ainsi des tas d’outil tranchant dont j’imagine leur dernière utilité. Je sens un mal être m’envahir, l’odeur et le goût de la chaire putride m’envahir les narines et produit un haut le cœur. J’avais la confirmation tangible du récit du vieil homme. Nous nous arrêtons un instant, Christian me propose de l’eau, il faut quand même que je le mette au courant.

 

 

 

 

Nous décidons de nous arrêter pour aujourd’hui, le temps de reprendre nos forces et de rassembler notre trouvaille. Il y a des signes qui ne trompent pas.

 

 

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Mon ultime nuit, j’ai du mal  à m’endormir. Je suis réveillé par des voix. Celle de plusieurs hommes qui résonnent indistinctement dans la maison. Ce n’est certes pas la première fois que j’entends ce genre de choses mais celle-ci me donne froid dans le dos. En tendant bien l’oreille je me rends compte que c’est un chant, un chant de guerre allemand. Et pour la première fois j’ai un témoin, Christian s’est également réveillé pour m’en faire part. Evidement la consonance germanique ne m’étonne guère, ni le fait que ces voix viennent de la cave.

 

 

 

Nous avançons à pas léger, de manière hésitante mais pour y voir claire va bien falloir ouvrir la trappe.  Pas à pas nous entamons notre descente. Je jette un coup d’œil au puits, le trou est tel qu’on l’avait laissé ainsi que les objets qu’on avait déjà trouvés. Je n’ai à peine le temps de poser mon pied sur la prochaine marche que je sens qu’on m’agrippe la cheville et voila que je dégringole jusqu’en bas. Christian vient me relever à toute vitesse et pour cause l’homme sous l’escalier est à nouveau présent.

 La lampe unique de la cave commence à vaciller, nous l’apercevons vaguement a chaque éclat de l’ampoule comme sortit de sa léthargie, il est  en train de ramper vers moi. Pris de peur je hurle en lui demandant qui il est et qu’est ce qu’il veut. Il commence à se relever et je vois ses membres manquants, il me montre le puits et nous entendons à nouveau le bruit de l’eau en trombe, mon corps est trempé. Christian me saisit et nous remontons en vitesse. Je me souviens clairement l’entendre proférer à l’encontre de l’apparition ces mots : « tu n’appartiens plus à ce monde, tu dois progresser seul maintenant, dans ton propre monde ». Nous ne refermons pas la trappe, tout redevient calme. Pour un instant.    

Un bourdonnement gronde dans toute la maison, je sens les vibrations sur le sol de vieux bois, sur les murs. Tout devient sombre, c’est comme une ombre qui recouvre toute la maison, Christian m’affirme que nous avons libéré quelque chose de néfaste du puits, nous n’avons pas rebouché le trou, quelque chose est en train de sortir. Il se précipite à la cave, j’essaie de le retenir mais il est beaucoup plus rapide que moi, il me dit qu’il doit inonder le puits d’eau, c’est la seule barrière, le fantôme aperçu nous a montré le message. Je n’ai pas d’autres alternatives que de le suivre, en dessous c’est le noir complet. De mémoire j’essaie de retrouver mon chemin quand j’entends des coups portés sur la tuyauterie, Christian s’acharne comme un forcené. Toujours a l’aveuglette je vais lui prêter main forte, l’aire se fait de plus en plus rare et un climat étouffant règne en ce lieu. Puis j’entends le bruit de l’eau expiatoire, un jet puissant nous inonde et Christian a la force de tordre la tuyauterie à bout de bras pour diriger l’eau dans le trou du puits. Puis nous quittons cet endroit sur-le-champ. Evidement je jette un regard derrière moi en apercevant des formes sombres qui se meuvent dans le noir mais la rapidité de mon regard m’empêche d’en avoir le cœur net.

 

 

Le lendemain je me rend à la maison, je ne trouve pas Christian mais le propriétaire est là. Evidement il n’est pas content de trouver ses travaux sabotés et sa cave inondé et je doute qu’il accorde une once de crédit à mes récits. Bien que je lui suggère de fouiller davantage le puits, je reste persuadé que des corps démembrés repose en son fond, il fait la sourde oreille et  refuse catégoriquement. Il est vrai que la découverte de soldat nazis et du massacre de résistant risque de lui faire perdre énormément d’argent. Pour me contredire il me démontre une forte utilisation de matériaux peu fiables, entendez par la ayant des éléments toxiques. Nous aurions eu des hallucinations liées à l’utilisation de mauvaises peintures. L’emballement de notre imagination a fait le reste.

 

Depuis ce jour je n’ai plus de nouvelle de Christian et dans un sens, pour la tranquillité de ce quartier, mieux vaut peut être que les fantômes de guerres restent au fond de leur puits.

 

 

 

 

     

 

 

 

Par stan
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 20:20

Nous sommes à la moitié de l’année, période de repos annuel pour la majorité du peuple. C’est l’occasion pour moi de me mettre un instant au vert au fin fond de la France, dans la vallée de la Vésère plus précisément, berceau de la préhistoire Européenne. Dans ce lieu historique,  400 000 années d’histoire vous contemple et c’est ici que mon choix s’est arrêté pour me ressourcer.

Je me souviens de mes premiers instants passés ici,  l’aire et l’altitude du lieu me donnaient des vertiges qui se sont vite estompé. Etre en contacte avec la nature et l’histoire, voici les deux éléments dont j’avais tant besoin.

 

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Il existe deux façons de visiter un lieu : la première, la plus courante, est de suivre un plan ou une brochure touristique ce qui permet de voir ce que tout le monde doit voir. La seconde,  est de partir au hasard de chemins et petites routes, au feeling, refusant les chemins balisés et préférant les plus mystérieux. Inutile de vous dire que c’est cette deuxième option que je préfère malgré tous les risques que cela encoure. Mais quoi de plus exaltant que de prendre des chemins rarement pris par l’homme (ou la majorité des touristes), on sait que l’excitation est plus grande quand elle côtoie le danger et titille la curiosité.

J’ai ainsi  pu découvrir des endroits merveilleux où la végétation, l’eau et la roche, le bois des arbres et leurs racines immenses s’entremêlent dans une synergie liée à jamais par le temps. Rarement l’homme n’a posé ses marques et ici, les fantômes du passé imprègne les lieux chargés d’histoire.

Evidement ce qui devait arriver arriva. Pris par l’émotion et ma curiosité sans cesse enivrée et peu être aussi au fait inconscient que je ne voulais quitter ce lieu, je me perdis.

 

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C’est dans  ces moments-là que je regrette de ne pas trouver âmes qui vivent, moi qui ai cherché à fuir mes semblables au moins pour la journée, me voici activement à leur recherche. En attendant j’essaie de garder la tête froide et de penser raisonnablement. Inutile de prendre des chemins au hasard car je risque de m’enfoncer plus profondément. Dieu merci, en cette période estival les journées sont longues. Je n’aimerais pas me trouver encore ici à la tombée de la nuit dans l’obscurité complète.

J’entendis un bruit au loin. Je tends l’oreille et jette un œil, effectivement une forme bouge. Et si c’était un animal sauvage ? Je m’approche doucement et je tombe sur un homme. Il a l’apparence d’un vagabond, très âgé au moins la soixantaine avec ses chevaux blancs et sa petite barbe blanche. Il est chaudement vêtu pour la saison mais peut être, est-ce les seuls vêtements qu’il possède  pour toute l’année ? Il porte également une cape violacée qui doit lui servir de couverture et diverses babioles sur son dos. Ainsi vêtu il ressemble à un ancien combattant. Une grande et grosse branche lui sert d’appui. Bien qu’au premier abord cet homme ne m’inspire pas confiance il est trop tard pour reculer, et c’est peut être la seule personne que je croiserais aujourd’hui ne soyons pas idiot.

Son parler est un peu rustre il a l’air d’être agressif dans son langage mais je me rend rapidement compte que c’est seulement sa façon d’être. Sa voix presque métallique semble indiquer qu’il n’a pas parlé à un homme depuis un bout de temps, on dirait un ermite qui aurait fuit la civilisation pour je ne sais quelles raisons. En tout cas je ne lui demanderais pas. Je joue franc jeu, je lui explique qu’au fil de mes ballades je me suis perdu et lui demande donc mon chemin. Il m’explique que c’est plutôt compliqué à expliquer et je risque de m’égarer davantage vu l’absence de repère en ce lieu, il me propose (en fait il l’impose carrément) de faire la route avec moi, c’est plus sur d’après lui.

C’est vrai que l’ambiance morose du secteur ne m’inspire pas confiance, il fait froid, la végétation est dépérie. « Et c’est pire de ce coté-là » répond mon guide. De sa canne il me montre le sol où jonchent des tas d’animaux morts.  

Ca devient apocalyptique. Comment cette région a pu devenir ainsi, on dirait qu’une vague maléfique s’est abattue ici. Mon guide me répond qu’il en est  ainsi depuis maintenant deux siècles puis se tournant vers moi, il me fixe de ses yeux bleu/gris et comme un coup de scalpel me dit « cette région est maudite, c’est très dangereux ». Evidemment malgré tout l’effroi de cette révélation elle titille aussi ma curiosité de chercheur. Je veux en savoir plus et mon guide semble bien informé du passé de ce lieu, il m’offre une leçon d’histoire comme je n’en avais alors jamais eu.

 

Ce récit remonte à une époque lointaine celle de  Njall  l’estropié, un brigand assoiffé de pouvoirs et de richesses. On raconte qu’il faisait partie de l’armée Napoléonienne et que lors d’un combat il en profita pour dépouiller ses adversaires ainsi que son propre camp pour s’enfuir dans la vallée. Recherché de toute part et devenu estropié il se réfugie dans une modeste habitation. Malgré son handicap, Njall avait gardé une force et une robustesse extraordinaire  il réussit à tenir les quelque habitant sous son emprise en les contraignant de le couvrir des troupes impériales qui peuvent venir a tout moment. Un jour, le propre frère de njall, qui lui aussi  fait partie de l’arme, vient à sa rencontre, seul. Njall tenta de l’amadouer avec son joli magot croyant peut être que son frère pourrait le tirer d’affaire mais il se trompait. Celui-ci était intègre, honnête  de droit ce qui mit Njall dans une rage folle.

 

 Une troupe d’une dizaine d’hommes restés à l’écart s’approche du village Les habitants terrorisé se dresse contre elle. Seul un ancien du village qui compris ce qui se passait dans la maison prit son courage à deux mains et alla affronter Njall une bonne fois pour toute. Il s’arma d’une simple dague mal aiguisée et ouvrit la porte. Le jeune soldat était en très mauvaise posture. L’ancien assomma Njall à l’aide d’une chaise mais à peine tomber à terre que celui-ci commença à retrouver ses esprits. Alors, l’ancien, à bout de nerf se précipita sur njall le perforant de toute part. Debout sur sa jambe unique Njall lutta et résista malgré tout, le sang giclait sur toute la maison. Le soldat tenta de s’interposer pour sauver son frère mais l’ancien fou de rage l’envoya valdinguer contre le mur avant de porter un dernier coup fatal sur Njall l’estropié.  

 

 Comme de coutume, le jeune soldat  demanda qu’on l’aide à emporter la dépouille de son frère pour l’enterrer chez lui. Il fallu plusieurs hommes pour le transporter car le corps avait  pris mystérieusement énormément de poids à tel point que même un cheval ne pouvait le porter. Ils décidèrent alors de l’ensevelir sur place. Il parait qu’avant d’être recouvert, le visage de njall affichait  un rictus monstrueux qui terrorise même les soldats. Et voilà qu’à peine mis en terre, Njall bondit de sa tombe pour s’attaquer une nouvelle fois aux hommes. Pris de panique les villageois commencèrent à fuir et les plus courageux aidèrent les soldats. Ils finissent par le maîtriser et le corps s’évanoui de nouveau dans la mort. Ils se dépêchent alors de l’ensevelir avant de s’en aller laissant les habitants pris de terreur. Quelques nuits plus tard, des événements étranges se produisent, il ne faisait aucun doute que l’esprit de  Njall était là, tourmentant son frère. Il consigna dans ses écrits  les coups qu’il recevait à longueur de journées, laissant parfois des traces bien visibles sur son corps. Il ne dormait presque plus et dû quitter l’armée. Chez lui la vaisselle se brisait, les meubles se renversaient et il sentait constamment une odeur de brûlé dans la maison cela devenait insupportable. Il décide de retrouver la tombe de son frère. Les habitants lui dirent qu’il est toujours la, certain l’ont vu errer dans les collines aux alentour se nourrissant du sang des bêtes. Malgré ce qu’il vécu il eu du mal à croire les dires des villageois jusqu'à ce qu’il trouve la tombe vide  son corps à quelques mètres de là toujours intacte  mais devenue noire comme du charbon. L’ancien lui recommanda de ligoter le corps avant de l’ensevelir et d’y déposer une très grosse pierre. Au moment de reboucher la tombe Njall rouvre les yeux, les fixant de son regard diabolique. Son jeune frère compris ce qui se passa et en guise de dernier sacrement voici les mots qu’il prononça : « Je ne puis décider que tu ne sera jamais plus fort que tu n’est maintenant. Désormais meurtres et méfaits t’attendent. » Et njall lui répondit : « Tu sera mis hors la loi, condamné à toujours vivre seul, dans la folie rejeté des hommes.

Et voila le sort que je te jette/ toujours tu verra mes yeux devant toi et la solitude te pèsera comme un fardeau et cela te conduira a la mort. »

 

Quelque temps plus tard, le jeune soldat  fut de nouveaux harcelé, des morts atroces eurent lieu dans son entourage. Devenu fou, il décide d’affronter son frère. Dans l’obscurité il alla creuse la tombe de ses mains. L’ancien désormais unique habitant d’un village déserté  tente de l’en empêcher, en vain. Dans un ultime recours, afin d’éviter qu’il commette l’irréparable il tua le jeune soldat. Apres avoir donne les derniers sacrements, il quitte le lieu et sa maison en scellant  les entrées. »  

 

Je resta ébahit je ne sais combien de temps encore, allant dans ce sentier sans savoir ou je posait mes pied, cette histoire m’avait complètement obnubilé. Et, comme pour parachever son œuvre le vieil homme me désigna une bosse dans un sentier où terre aride et mauvaises herbes desséchées ont élu domicile comme la supposé tombe de Njall et son frère. Evidemment je ne pu m’empêcher d’aller y jeter un œil de plus près. Je reste debout devant eux sans trop savoir quoi y faire. Le vieil homme me regard au loin sans réagir. Un instant je m’accroupie et commence à dégager les pierres qui se trouve devant moi quand la main du vieil homme me retient subitement. « Il faut y aller ».

 

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Je compris que je ne devais pas toucher à cette tombe, en tout cas pour le moment.

 

Je retrouve mon chemin. Arrivé chez moi je pu me reposer quelques instants mais la curiosité fut la plus forte, il fallait que je retrouve cette tombe.  A peine arrivé me voilà reparti, lampe torche à la main. N’ayant pas de pelle je me débrouillerai avec un piolet, voir avec mes propre main. Je me rendis soudain compte que je parlais de déterrer des morts.

Au bout d’une bonne demi heure me revoici au cœur du lieu maudit. L’aspect est plus sinistre encore qu’en plein jour. Je commence par palper la terre, elle n’est pas si dur que cela et je déblai une première couche, puis je commence à creuser de plus en plus vite comme pris de frénésie je ne pouvais (ou voulais) plus m’arrêter. J’ai dû creuser un trou d’un bon mètre environ quand un coup puissant vient percuter mon visage. Je me sens glisser, avec une forte odeur de sang dans les narines et dans la bouche puis plus rien. J’ouvre les yeux difficilement, je suis encore sonné. La tombe est a quelques mètres de moi, malgré tout je vais la voir de plus près. Un trou plus grand s’est formé, comme si quelque chose s’y étais extrait. Des morceaux de cordages usés traînent à la circonférence de la tombe. Je crois bien que je devrais rentrer au plus vite.

 

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Le lendemain le réveil fut difficile. Me voilà avec une grosse marque au milieu de la figure. J’ai passé une mauvaise nuit, j’étais comme un état de demi sommeil avec des rêves étranges. Il était à peu près 11h quand je me tire du lit avec beaucoup de difficultés, comme avec une gueule de bois. Je n’irais pas bien loin aujourd’hui, surtout avec ses migraines qui refusent de partir.

Début d’après midi, je décide de me promener dans la ville. Malgré le beau temps, j’ai l’impression que le climat est assombri comme à l’approche d’un gros orage, alors qu’aucun nuage ne vient perturber le ciel. J’ai l’impression de marcher en titubant, tantôt je ressens des bouffée de chaleur et des vertiges mais le pire c’est que partout où j’allais je voyais des individus au visage sombre qui m’observaient. Je serais incapable de dire si c’était le même ou des visages différents tant ils se ressemblaient. Mais ils étaient là, à m’épier et s’évaporaient à peine eu-je le temps de les contempler. Est-ce mon imagination qui me joue des tours ? Je rentre chez moi, j’enlève mes vêtements et vais prendre une bonne dose de médicaments ainsi qu’un café bien chaud. J’ouvre la trappe qui mène à une petite cave où sont rangées des couvertures et en descendant, je me rends compte qu’un étrange visage est gravé sur le mur. Je reste persuadé qu’il n’était pas là la veille. Puis j’entendis clairement un chuchotement, tout autour de moi d’une voix calme et audible je n’oublierais jamais ces mots « « Que trépasse le maudit qui m’a tiré des enfers.

Et qu’au tartare, il expie d’avoir évoqué l’esprit. »

 

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Je décide d’aller chez le médecin. Mon état ne s’améliorant pas. Le verdict tombe, j’ai attrapé une grippe ; Après un vrai traitement et au bout de quatre jours me revoilà sur pied en pleine forme et possession de mes moyens. Je décide d’oublier cette mésaventure le temps de profiter de mes vacances jusqu'à mon dernier jour. Je sais que je ne serais jamais tranquille si je n’allais pas une dernière fois aller sur les lieux de mon crime, en plein jour cette fois.

 

L’atmosphère inquiétante et l’odeur de brûler me rappellent d’étranges sensations. Je marche d’un pas modéré, le souvenir du choc reçu ici en pleine figure me revient douloureusement. J’espère que mes migraines ne vont pas me faire souffrir. J’entends des pas derrière moi, est ce le vieil ermite qui rode encore dans les parages ? Il va finir par trouver ma présence étrange. Après tout j’en ai peut être assez vu et j’avoue qu’un mal être commence à me gagner. C’est comme une sensation de vertige et de voir le ciel s’assombrir. J’essaie un temps soi peu de reprendre mes esprits mais cela ne fait aucun doute, nous sommes passé de la clarté du jour au crépuscule. L’odeur de brûlé devient intense, carrément insupportable, je dois faire demi tour. Pourtant, la tombe est  à quelques mètres de moi ; J’hésite un instant quand surgit  un homme de très grand gabarit qui se jette sur moi. Je n ai à peine le temps de me relever que mon assaillant me charge en me faisant rouler comme une balle sur le sentier. Sa force est prodigieuse, je ne peux crier à l’aide, la terre et les saletés me remplissent la bouche et puis, qui m’entendrait ? Le voila qui revient vers moi j’ai juste le temps, vu ma position, de remarquer sa démarche étrange qui ne l’empêche néanmoins pas d’avancer  à vive allure. Un autre coup me fait encore rouler jusqu’au bord d’un trou, je tarde pas à me rendre compte qu’il s’agit de la tombe. Me voilà pris au piège, l’allure de mon assaillant a ralentit, mon corps est paralysé.

 

Je sens une force qui me pousse sur le coté et me voilà en train de dégringolé de nouveau. Je trouve la force de me relever au plus vite avant une prochaine attaque mais mon assaillant ne revint pas. Je le vois au loin en train de lutter pour sortir du trou, poussant des hurlements bestiaux. Je sais que je devrais m’enfuir mais quelque chose retient mon attention, il y avait un autre homme, oui juste derrière lui en train de le tirer vers le sol. Je fis quelques pas en avant pour voir si ma vision ne me jouait pas des tours mais tout cela fut très rapide. Je crus apercevoir un jeune homme aux vêtements en haillon et à la chevelure noire. Une marre d’eau puis de boue vient les inonder les tirant profondément vers le fond. Puis le silence reprit son droit. Jusqu’à ce que l’ermite me surpris par derrière. Je sens mon cœur bondir de ma poitrine. Les mots étaient bloqués dans ma gorge, mais mes yeux exprimai clairement mes interrogations : « Avez-vous vu ce qui vient de se passer ? » L’ermite regagna la tombe, elle était à nouveau rebouchée, la terre trempée comme après une forte averse. Il pris la parole d’un ton désespéré mais ferme comme pour me reprimender:

"Mon fils, pourquoi epelles-tu les runes du mal?

Tu t'attire malediction

Fou tu es devenu et hors de sens de vouloir eveiller les hommes morts."

Puis aidé de son bâton, il s’enfonce dans les profondeurs des bois. Je le vois entrer dans une vétuste cabane, vestige encore debout d’un village depuis longtemps abandonné. Je pense savoir qui il est. Mais ma logique m’empêche de l’admettre malgré toutes les choses que je viens de voir, la mort n’est donc pas la fin de tout ?

En tout cas il est grand temps pour moi de rentrer à la maison. En effet les vacances sont terminées.

Par stan
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 15:43

 

Tout est calme. La météo annonce un temps chaud et ensoleillé, idéal pour une nouvelle journée d’enquête. Enfin dès que j’aurais trouvé quelque chose de potable. J’ouvre ma  boite mail pleine à craquer pour un premier tri. Les messages intéressant sont envoyés vers un deuxième compte secret dans lequel repose des témoignages qui ont retenu mon intention. C’est vrai que je reçois vraiment de tout : des gens pseudo possédé par quelques entités diverses et variés, des esprits frappeurs qui font des siennes, des gens qui cherchent à communiquer avec des disparus et j’en passe. Aux dernières nouvelles je ne suis ni medium, ni exorciste. Je suis là pour constater des faits et consigner ce dont je suis témoin.

D’où l’intérêt de ce second compte qui me sert de dépôt virtuel avec lequel j’échange  avec les personnes que j’aimerais rencontrer pour être témoin des faits relatés.

Je me souviens encore de la première fois où j’ai créée ce compte, à peine les saisis terminés je reçois un premier message. Sûrement un message de confirmation ou de bienvenu. D’expéditeur inconnu, je pense aussitôt à  un Spam ou un virus. Je suis bien protégé, j’ouvre le mail. C’est un message qui tient en deux phrases, mêlé de lettres et de symboles que l’on trouve sur les touches de tous les claviers, comme si le message avait un bug. J’ai eu un peu de mal à le déchiffrer mais grosso modo celui-ci commençait par une salutation puis en venait au fait que  « j’ai découvert beaucoup de choses » et finissait en faisant mention de « répercussion déplaisante ». Je ne savais pas d’où provient ce message, il se fait tard, fatigué et pas vraiment d’humeur j’éteins mon ordi et vais me coucher.

En pleine nuit  je suis réveillé par des sons étranges, des bruits éléctronics qui viennent du salon. Je tends l’oreille mais ils restent de fréquence assez faible pour ensuite se dissiper complètement.

Le lendemain je découvre mon ordinateur allumé. Sur une page word un message à ma destination, les mêmes symboles mêlés aux lettres indique qu’il provient  de la même personne. Le message me convie à un rendez-vous qui semble assez urgent. Mon pc a été piraté, il n’y a pas de doute et un hacker me joue des tours, fallait bien que ça arrive un jour, ma discrétion sur la toile ne pouvait être définitive. J’éteins a nouveau mon pc, je n’aurais plus qu’à le formater et réinstaller mes programmes en espérant bloquer l’issu de ce pirate qui que ce soit.

 

 

Début d’après midi, la chaleur s’installe paisiblement dans mon appartement et c’est fenêtre grande ouverte que je prends un déjeuner léger à base de salade. J’entends des bruits sur le palier. Je me déplace tel un chat sans faire de bruit et jette un œil  à travers le judas. J’aperçois un homme de grande taille, fort bien bâtit et recouvert d’un veston assez épais pour cette chaleur. Il a un attaché-case à la main et un large chapeau qui m’empêche de voire son visage en dehors du menton et d’un morceaux de mâchoire. Il a  le teint blême.  Il regarde à toutes les portes, comme s’il cherchait quelqu’un sans vraiment savoir où il habite. Je ne saurais l’expliquer mais peut être à cause du contexte de la nuit dernière j’ai comme de l’appréhension. C’est d’ailleurs pour cela que je persévère dans mon silence et n’ouvre pas la porte. L’homme finit par s’en aller, descendant les marches sans se retourner.

Depuis cet instant et pour la première fois  je suis dans une situation d’angoisse permanente et ce dans mon propre appartement. J’ai une impression désagréable d’être  épié, par qui ou par quoi je ne saurais le dire. Cela me fait penser aux écris de Freud concernant l’Inquiétante étrangeté où même le chez soi confortable et sécurisant peut devenir un lieu d’angoisse et de dangers permanant. C’est comme une présence non palpable dont on ne devine pas l’origine et la source exacte qui peut surgit à chaque instant.

 Les minutes sont comme des heures interminables, il y a des fois où je préfère rester assis, tout appareil électrique éteints sans rien faire de particulier. La folie me guette, suis-je allé trop loin ? Pour la première fois je pense sérieusement à arrêter mes démarches.

J’allume mon pc dans l’intention de supprimer toutes mes preuves, tous mes témoignages mais au vu de ceux-ci, de tout le travail effectué  depuis des mois je me ravise. Il faut que je garde mon calme, j’en ai vu d’autres. Certes mais c’était chez les autres et cette fois ci, c’est chez moi.

 

Début de soirée, j’allume mon pc il bug complètement. Je décroche mon téléphone et c’est encore pire, des sons distordus m’arrache les tympans, impossible de passer un appel, d’ailleurs aucunes touches ne répondent. Cette chaleur m’étouffe de plus en plus, je sens que je vais passer une nuit blanche. Je garde mon calme, il est temps que mon esprit d’enquêteur reprenne le dessus. Je branche le haut parleur et tente d’analyser ces sons, il y en a plusieurs, comme une fréquence de radiomessagerie mal régler. Apres tout si quelqu’un cherche à communiquer avec moi, je suis prêt à le recevoir. Qu’on en finisse. 

 


 

Quelques heures plus tard je suis dans la cuisine que je vois dans mon salon des tas de lumières multicolores qui proviennent de l’écran de mon pc. Je m’y approche et celui ci diffuse d’étranges formes et couleurs qui finissent par me donner le tournis. Comme avec le téléphone plus aucunes touches ne répondent. C’est la première fois que je vois un truc pareil. Un son sourd, comme si on était sous l’eau, accompagne ces images. Ce phénomène se reproduira trois fois dans la nuit.

 

 

 

 

 

 

Deux jours ont passé, tout semble normal. J’ai pris une décision on verra bien ce que ça donne. J’ouvre mon mystérieux message de ma boite mail et répond « ok pour un rendez-vous ». A peine le message envoyé qu’on sonne à ma porte. Cette maudite mélopée me fait sursauter. Face à ma porte l’homme à l’attaché-case aperçu quelques jours avant. Je suis obligé de lever la tête très haut pour répondre à son bonjour. Il est très poli et me demande s’il peut entrer, je lui ouvre la porte. Evidement la conversation tourne autour de mes recherches.

Le première des choses que je voulais savoir fut comment a-t-il eu mon adresse mail et surtout qui est-il ? Et que veux t-il ? Mais dans mon fort intérieur je savais que je ne devais pas poser ces questions de manière aussi abrupte, il faut que je pose les bonnes questions afin d’orienter la conversation de manière à en savoir un peu plus sur ce personnage. Prenons le comme si c’était un internaute passionné par mon travail, bien qu’il n’en ait pas le profil sans oublier qu’il est capable de piloter mon pc à distance. Qu’as t-il découvert ? Je commence à nouveau à prendre peur.

 

De près sa peau semblait synthétique, il, n’y a  aucune trace d’émotion sur son visage neutre. Même après qu'il se fût assis, son apparence demeurait si parfaite, parlant toujours sur un ton monocorde, sans expression. Son français était parfait, sans accent, mais il prononçait les mots l'un après l'autre, de façon espacée.

 

« Avez-vous encore contact avec les personnes interrogés ? » Il me pose des questions sur mes articles, à quoi cela m’a mené et jusqu’où je compte aller ? « La presse ou le gouvernement, des scientifiques ont-ils cherchés à entrer en contact avec vous ? Vos preuves sont en lieu sur? En avez-vous d’autres ou tout est en ligne ? » Voilà un échantillon des principale questions posées. On peut en déduire qu’il n’est  ni journaliste, ni scientifique, ni agent du gouvernement. A un moment, tellement mal à l’aise je lui propose un café histoire de m’échapper quelques instants.

 De la cuisine je l’entends fouiller des feuilles dans son attaché-case ainsi que des cliquetis étranges. La paranoïa que m’inspire cet homme reprend le dessus, est-il en train de m’enregistrer à mon insu ? Je me trouve en position de l’arroseur arrosé. Je retourne vers lui les cafés à la main. Je me rend compte en buvant le mien qu’étourdi par toutes ces questions  je les ais trop chauffé       . La brûlure sur mes lèvres me fait sursauter. L’homme assis devant moi en prend une profonde gorgée sans que cela ne le dérange plus que ça.

Il se lève subitement de sa chaise sans chercher à en savoir davantage malgré les flous que je lui ai laissés. Je me rend compte que j’ai pris trop de temps et que je ne sais toujours pas qui est-il vraiment. Il ne me laisse aucun temps de réaction et  m’annonce des rencontres prochaines qui dépassent les connaissances humaines avant de s’en aller. Je réagis aussi vite, il faut que je le suive. Pas le temps d’emporter mes appareilles avec moi, je descends les escaliers quatre à quatre. Me voila dehors, il a déjà disparu. Je regarde autour de moi et l’aperçoit au loin montant dans une vieille voiture bleu nuit. Je prend mon véhicule et le suis en essayant d’être le plus discret possible. Au bout d’une demi heure me voila en dehors de la ville dans un endroit tel que je me demande comment faire pour tenter de passer inaperçu. La voiture tournoie vers des chemins sinueux, grimpant de plus en plus vers des hauteurs boisées, tandis que sous mes yeux s’étale le panoramique de la ville brillant de mille feux. Ebloui  par le spectacle j’en oublie mon mystérieux visiteur et me rend compte que je l’ais  perdu de vu. Je m’arrête alors et tend l’oreille vers l’extérieur, je n’entend plus son moteur pourtant bruyant. Je descends et regarde aux alentour il fait déjà nuit et les bois sont de plus en plus dense. Mon étourderie m’a joué des tours et j’envisage de faire demi tour avec de l’amertume sachant que je ne connaîtrais jamais le fin mot de l’histoire. Je remonte dans mon véhicule, déçu comme pas permis, et en levant les yeux devant moi, à ma grande surprise, non seulement mon homme mystère est à deux pas de moi mais ils sont deux. De même apparence, de même gabarit, de même tenu vestimentaire et avec tout deux le même attaché-case. Ils se font face, se regardant dans les yeux  sans se parler ni bouger, m’ignorant complètement. Je n’ose bouger ou faire un bruit de peur de les effrayer ou de les faire fuir tels de petits animaux sauvages dans les bois. Au bout de quelques minutes ils se serrent la main. Une longue poigné de main puis un  rayon de lumière verte passa au-dessus de nos têtes, tandis que je ressentais  comme une secousse électrique dans tout le corps. Puis plus rien, à nouveau ils avaient disparu. J’avais beau ausculté le lieu, m’aidant de mes phares de voiture mais aucune trace de cette rencontre, aucune trace de brûlure, de marques quelconque.

 

Depuis ce jour rien d’anormal à signaler chez moi, je reprends un train de vie habituelle. Par prudence j’ai surprotégé mon pc même si je sais que cela n’est pas nécessaire. Je ne connaîtrais donc pas le fin mot de l’histoire sauf peut être quand je ferais mes rencontres « qui dépassent les connaissances humaines ».

 

 

 

    

 

Par stan
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